Mercredi 6 mai 2009 3 06 /05 /2009 19:32

    La Commission européenne se réjouit du vote du Parlement européen sur la réduction des émissions de vapeurs nocives dans les stations de carburant. Cette vapeur d'essence composée notamment de benzène et d'ozone représente une source de pollution dangereuse pour la santé comme pour l'environnement. La nouvelle directive européenne imposera aux distributeurs de capter et recycler la vapeur d'essence nuisibles qui s'échappe pendant le ravitaillement des voitures aux stations-service. Cette vapeur d'essence contient du benzène, connu pour causer le cancer et contribuer à la formation d'ozone troposphérique (« smog »), l'un des polluants atmosphériques les plus nocifs pour la santé humaine et l'environnement.

    Selon le Commissaire à l'Environnement Stavros Dimas « Cette directive va améliorer la protection de la santé des citoyens européens, en contribuant à la réalisation des engagements de l'Union européenne en faveur de la qualité de l'air notamment dans sa lutte contre deux polluants nocifs, l'ozone troposphérique et le benzène. L'accord rapide conclu par le Parlement et le Conseil sur la base de la proposition de la Commission de décembre dernier souligne l'engagement continu de l'UE dans la lutte contre la pollution de l'air à la source. »

    La directive exigera la mise en place de technologies permettant la récupération des vapeurs d'essence (PVR) aux pompes à essence de toutes les stations-service d'essence avec un débit annuel de plus de 500 mètres cubes par an, lorsqu'elles sont nouvellement construits ou remis à neuf. Toutes les stations-service situées en dessous de logement devront également installer ce matériel si leur débit est au-dessus de 100 mètres cubes par an (correspondant à environ au plein de six voitures chaque jour). Les plus grandes stations existantes, avec un débit de plus de 3.000 mètres cubes par an, devront également mettre en place la phase II PVR, d'ici 2018 au plus tard. En outre, les stations-service devront informer le public sur le fonctionnement de la phase II des équipements qui devraient aider à assurer son bon fonctionnement sur le terrain. Ce type d'équipement est déjà installé dans les stations d'essence dans environ la moitié des États membres. La directive souhaite désormais étendre cette pratique à l'ensemble de l'UE.

    Dans un réservoir d'essence, la vapeur d'essence se situe au-dessus de l'essence liquide. Lorsque le véhicule est ravitaillé en carburant, cette vapeur est déplacée et s'échappe dans l'atmosphère. L'objectif de la directive européenne est donc de capter cette vapeur. Cette captation s'effectue par la création d'un retour à vide pour aspirer la vapeur à travers le tuyau et la buse de distribution, soit à la station de stockage souterrain ou directement à la pompe à carburant. Cette dernière technologie est plus récente et ne nécessite aucune modification de la tuyauterie souterraine de la station-service.

    La vapeur d'essence contient un mélange d'hydrocarbures dont du benzène, qui est une substance cancérigène pour l'homme dont on ne connaît pas le seuil de sécurité. A ce titre, une valeur limite de qualité de l'air pour le benzène entrera en vigueur dans l'UE en 2010. En matière d'hydrocarbures, la pollution par l'ozone au niveau du sol peut être transportée sur des centaines de kilomètres dans l'air. Contrairement à la couche d'ozone dans la stratosphère qui nous protège des rayons ultraviolets nocifs, l'ozone au niveau du sol est préjudiciable tant pour la santé humaine que les écosystèmes.

    L'exposition humaine à l'ozone provoque des irritations du système respiratoire, des inflammations des poumons, voire même le décès des personnes les plus vulnérables. Aucun niveau sécuritaire d'exposition à l'ozone n'a pas encore été déterminée. En matière d'environnement, la pollution à l'ozone dans l'air provoquent également de graves dommages pour les forêts, la végétation et les cultures agricoles en Europe. La pollution de l'air dans l'UE, en particulier de particules fines, mais à un degré moindre, également de l'ozone au sol, causerait selon Bruxelles, la mort prématurée de près de 370.000 citoyens chaque année et réduirait l'espérance de vie moyenne de 9 mois. Le Conseil, après avoir conclu un accord avec le Parlement européen en première lecture, va adopter formellement la directive. Les États membres devront ensuite transposer la législation en droit national.

http://www.enviro2b.com/environnement-actualite-developpement-durable/32176/article.html

 

Par Noss
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Vendredi 24 avril 2009 5 24 /04 /2009 22:47

   La Ville de Metz et la Caisse des Dépôts et Consignation, actionnaires d'UEM (Usine d'Electricité de Metz) vont construire l'une des plus grandes centrales à biomasse de France, couplée au réseau de chauffage urbain. Nécessitant un investissement de 45 millions d'euros, cet équipement, approvisionné en bois, sera composé d'une chaudière d'une puissance thermique de 35 à 45 MW et d'un groupe de cogénération d'une puissance électrique de 7 à 9 Mwe. La démarche d'UEM, portée par ses actionnaires, s'inscrit dans le cadre de la lutte contre l'effet de serre, de la promotion des énergies renouvelables et de la maîtrise de l'énergie. En termes d'enjeu environnemental, Metz fait le choix d'un outil écologique performant, offrant l'avantage de présenter un bilan carbone neutre pour l'environnement.

   La Ville de Metz a récemment signé la convention des Maires des Villes européennes qui se sont engagés à dépasser les objectifs de l'Union Européenne sur l'énergie et le climat. Les villes signataires devront mettre en place un plan d'action pour l'énergie renouvelable afin de réduire les émissions de CO2 sur leur territoire de plus de 20% d'ici 2020. C'est dans ce contexte que Metz a demandé à UEM de s'engager dans la production d'énergies à partir de ressources renouvelables. La Ville ne peut ainsi que soutenir le projet développé par la Société d'Economie Mixte Locale UEM et son unité de cogénération biomasse. En effet, l'utilisation de biomasse pour la production d'électricité et de chaleur va se substituer aux énergies actuelles (charbon et gaz) et contribuer ainsi de façon significative d'une part, à la diminution des rejets de gaz à effet de serre sur Metz et d'autre part, à la préservation de ressources énergétiques non renouvelables.

   C'est ainsi que l'unité, qui sera construite à proximité de la centrale de Chambière, devra permettre de réduire les émissions de CO2 de 57000 tonnes par an ce qui correspond à l'équivalent de CO2 émis par 14000 véhicules parcourant 20000 Km/an. La cogénération biomasse d'UEM va en outre permettre de valoriser l'activité forestière locale, tout en rendant le prix de vente de la chaleur (Metz possède l'un des plus grands réseaux de chaleur français) moins dépendant du prix d'énergies importées. Ce projet s'inscrit dans la perspective de la création prochaine, à l'Institut Européen d'Ecologie, d'un pôle grand Est des énergies renouvelables en partenariat avec l'Université Paul Verlaine de Metz.

   Il n'est absolument pas question de "déboiser" ou appauvrir la biodiversité de la forêt, au contraire, il s'agit de mieux la gérer en favorisant un usage des sous produits habituellement abandonnés. Ainsi l'énergie sera produite à partir :

  • - majoritairement de produits issus de l'exploitation forestière dans un périmètre proche (maximum 100 km). Il s'agira principalement d'arbres non valorisables en bois d'œuvre, de résidus de coupes d'éclaircies, de rémanents d'entretien et des branches restants après prélèvements des grumes.

  • - de branches et arbustes issus d'élagages et de travaux d'entretien (DDE, taille d'alignement etc.) provenant des entreprises d'élagage et des paysagistes locaux

  • - de sous produits de scieries et de l'industrie de transformation du bois ne trouvant pas de valorisation industrielle, notamment les écorces

  • - de bois de récupérations propres (DIB A) de centres de tri (palettes, coffrages, bois de déconstruction, souches etc.) ne présentant pas de peintures ou traitements

   Afin d'assurer l'approvisionnement, un parc à combustible de 1,5 ha permettant de stocker 15 jours de combustibles (5000 tonnes) sera aménagé.


http://www.mairie-metz.fr:8080/metz2/articles/090423_biomasse.php

 

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Vendredi 24 avril 2009 5 24 /04 /2009 12:38

    Des centaines de réfugiés et de demandeurs d'asile au Kirghizistan ont remercié le Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés de leur avoir fourni une aide durant l'hiver, une aide grâce à laquelle ils ont pu survivre malgré la crise économique. Ces témoignages de reconnaissance surviennent alors que l'agence pour les réfugiés a indiqué qu'elle prolongerait jusqu'à fin mai son programme spécial d'équipement contre l'hiver.

    Abdullah* vit avec sa famille à Bichkek depuis 10 ans. Il a expliqué que l'aide, comprenant notamment des couvertures, leur avait « sauvé la vie et que les réfugiés avait retrouvé l'espoir pendant cette période très difficile. » Ce réfugié afghan a ajouté qu'une « forte augmentation des prix alimentaires avait rendu très difficile notre vie au Kirghizistan » alors que l'hiver s'approchait. Toutefois, grâce à l'aide fournie par les Nations Unies, il avait réussi, avec sa femme et leurs sept enfants, à survivre durant les mois d'hiver. Une autre réfugiée afghane, Salma*, a indiqué qu'avant de recevoir l'aide du HCR pour elle et sa famille, « nous n'avions pas l'électricité dans notre appartement de Bichkek et nous ne pouvions pas cuire nos repas. Parfois nous n'avions même rien à manger », a-t-elle ajouté.

    L'été dernier, l'équipe pays des Nations Unies au Kirghizistan a commencé à préparer un kit d'aide pour les personnes les plus vulnérables dans ce pays d'Asie centrale, y compris pour les 1 000 réfugiés et demandeurs d'asile qui y vivent. Le HCR et ses agences soeurs ont estimé devoir intervenir afin d'éviter une crise humanitaire s'ajoutant à l'augmentation des prix de l'essence et de la nourriture, ainsi qu'à la pénurie d'électricité. Un appel éclair humanitaire des Nations Unies a été publié pour collecter des fonds, dont certains ont été attribués au HCR pour financer son opération de préparation pour l'hiver.

    Le projet de préparation pour l'hiver a commencé en octobre, lorsque le HCR a distribué des matelas et des couvertures. A la mi-mars, plus de 850 demandeurs d'asile avaient par ailleurs reçu trois mois d'aide alimentaire de la part du HCR, y compris du riz, de l'huile pour la cuisson et du sucre. Des points de distribution ont été établis dans la capitale, Bichkek, ainsi qu'à Och, alors que des partenaires opérationnels du HCR ont fourni une aide à des personnes qui ne pouvaient pas se rendre dans ces villes. Parallèlement, le Programme Alimentaire Mondial a distribué de la nourriture à des dizaines de milliers de personnes dans le besoin, que ce soit des citoyens kirghizes ou des personnes qui ne sont pas des réfugiés.

    Les réfugiés et les demandeurs d'asile se sont par ailleurs félicités de l'annonce faite la semaine dernière selon laquelle le HCR pouvait prolonger le programme d'aide à la préparation contre l'hiver jusqu'à la fin du mois prochain, grâce au financement du Fonds Central d'Intervention pour les Urgences Humanitaires. Ce Fonds a été lancé en 2006 pour assurer que des financements soient disponibles immédiatement en réponse à des désastres et à des situations d'urgence.

    « Merci beaucoup pour cette aide qui arrive à point nommé. Avant-hier, ma femme et moi étions encore préoccupés par le fait de bientôt manquer d'huile et de farine. Nous n'avions plus qu'un demi-litre d'huile à la maison et nous n'avons pas d'argent pour en racheter », a expliqué Yuldash,* un réfugié ouzbek. « Maintenant nous pouvons manger normalement trois fois par jour. ». Suna,* âgée de 38 ans, a fui la persécution en Afghanistan. Elle a indiqué que cette aide supplémentaire – y compris davantage de nourriture – ne pouvait pas arriver à un meilleur moment. « Pour ces prochains mois, avec mon mari, nous n'aurons pas à nous soucier de comment nourrir nos sept fils. » Avec sa famille, elle souhaiterait l'intégration au Kirghizistan.

   « Nous apprécions grandement cette aide et nous nous réjouissons du fait qu'elle soit prolongée », a expliqué Hans Schodder, le délégué du HCR au Kirghizistan, au sujet du Fonds Central d'Intervention pour les Urgences Humanitaires. « Ce fonds a sauvé des vies et il a aidé de nombreux réfugiés et demandeurs d'asile à retrouver la dignité. »

* Noms fictifs pour des raisons de protection

 

http://www.unhcr.fr/cgi-bin/texis/vtx/news/opendoc.htm?tbl=NEWS&id=49ef25f32

 

Par Noss
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Jeudi 23 avril 2009 4 23 /04 /2009 12:58

    Le Programme des Nations Unies pour l’Environnement relance son prix annuel des Champions de la Terre pour mettre en avant les leaders dans la politique de l’environnement, les affaires, la société civile et les jeunes.

    Qu’ils luttent contre le changement climatique, endiguent l’accélération de la perte de la biodiversité ou promeuvent l’agriculture durable et le recyclage, certaines personnes et organisations jouent un rôle notable et font une grande différence. Ils peuvent être des présidents, des politiciens, des économistes ou des philosophes, ou encore des musiciens, des artistes, des acteurs, des hommes de religion ou des personnes de la société civile travaillant à l’échelle mondiale, nationale ou locale. Ils peuvent être des leaders de communautés, des chefs d’entreprise ou des représentants de jeunes qui poussent pour une transformation visant à faire avancer aujourd’hui le monde de demain, en faisant de leurs sociétés des exemples de changements durable et fondamentale. Quels qu’ils soient et où qu’ils soient, le PNUE veut les connaitre et attend impatiemment d’identifier les champions de la Terre 2009.

    Avec les quatre nouvelles catégories, le PNUE cherche à relever l’importance de l’urgence de la coopération entre tous les acteurs et tous les secteurs de la société pour parvenir à une économie mondiale verte (écologique), qui montre les besoins réels et les aspirations de six milliards de personnes, un chiffre prévu d’augmenter à 9 milliards d’ici 2050. Achim Steiner, Secrétaire général Adjoint et Directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), explique : « Nous cherchons de vrais champions véritables et qui inspirent, des personnes et des organisations qui ne sont pas découragées par ce qui peut parfois sembler être des défis insurmontables. Des personnes et des organisations qui refusent d’accepter le statu quo. Le monde fait face a de multiples crises mais aussi a des possibilités de passer à une planète avec des ressources plus efficaces, et gérées de façon plus intelligente. Il y a ceux qui travaillent depuis des décennies et d’autres qui essaient de rejoindre ce groupe. Nous voulons donc apprendre plus de ces candidats exceptionnels et catalytiques de l’Asie et du Pacifique, de l’Asie de l’Ouest, de l’Europe à l’Afrique, d’Amérique latine, des Caraïbes et de l’Amérique du Nord ». Six personnes et une organisation ont été désignées "Champions de la Terre" 2009. Les sept lauréats sont :

 

  • - le ministre norvégien de l'Environnement Erik Solheim

  • - le militant américain de la forêt tropicale Kevin Conrad

  • - le photographe français Yann Arthus-Bertrand

  • - l'entrepreneur indien en énergie éolienne Tulsi Tanti

  • - la spécialiste américaine en biomimétisme Janine Benyus

  • - le pionnier américain en matière de recyclage Ron Gonen

  • - ainsi que l'organisation éthiopienne en faveur de la jeunesse Tena Kebena

    "La passion, la créativité, l'intelligence, la vision et le dynamisme sont des qualités que les lauréats 2009 partagent, des qualités qui sont absolument nécessaires à moins de 230 jours de la Convention des Nations Unies sur le changement climatique en décembre", a commenté Achim  Steiner.

 

http://www.sequovia.com/actualites/837-connaissez-vous-un-champion-de-la-terre-2009.html

http://www.french.xinhuanet.com/french/2009-04/23/content_864171.htm

Par Noss
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Mardi 21 avril 2009 2 21 /04 /2009 09:42

   

Les bioénergies, lorsqu'elles sont produites sur une petite échelle par des communautés locales, peuvent jouer un rôle significatif dans le développement rural des pays pauvres, selon le rapport surprenant, publié conjointement par la FAO et le Ministère du développement international du Royaume-Uni.

    Le rapport intitulé "Small Scale Bioenergy Initiatives: Brief Description and Preliminary Lessons on Livelihood Impacts from Case Studies in Latin America, Asia and Africa", évalue l'impact des initiatives de bioénergie à petite échelle dans les zones rurales. Il couvre 15 petits projets différents de bioénergie dans 12 pays d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine. Ces projets, baptisés “start-ups” par le rapport, font appel à une vaste gamme de technologies. "Le débat houleux sur les bioénergies a porté en grande partie sur les combustibles liquides utilisés pour le transport", indique Olivier Dubois, expert en bioénergies au Département des ressources naturelles de la FAO. "Toutefois plus de 80 pour cent des biocombustibles utilisés dans le monde proviennent d'autres sources, principalement du bois, qui permettent de cuisiner ou de se chauffer dans les régions pauvres de la planète." Les préoccupations sur l'impact que les biocarburants utilisés pour le transport auront sur l'environnement, sur les ressources en eau et sur la sécurité alimentaire ont éclipsé les nombreux bénéfices que les populations pauvres peuvent en tirer. Le rapport montre que de nombreux avantages peuvent découler de l'utilisation de nouvelles technologies pour la production d'énergie à partir de la biomasse en milieu rural, certaines de ces technologies étant élémentaires alors que d'autres sont plus sophistiquées.

    Parmi les avantages de la bioénergie mis en avant dans le rapport figurent un accroissement du rendement des ressources naturelles, car on crée de l'énergie à partir de déchets qui autrement seraient incinérés ou pourriraient, ainsi que la création de sous-produits utiles tels que des engrais à des prix abordables grâce à la production de biogaz. La bioénergie offre également la possibilité de produire simultanément de la nourriture et du carburant en intercalant les cultures, et la création d'un nouveau capital financier avec des cycles de croissance grâce à l'utilisation des terres marginales.

    Olivier Dubois précise que "dans tous les cas examinés, y compris ceux qui vendaient des produits bioénergétiques à un plus vaste marché, la communauté locale a bénéficié d'un meilleur accès à l'énergie, tant pour les utilisations domestiques que commerciales. Des cercles vertueux se créent au sein des communautés où les gens ont accès aux services énergétiques nécessaires pour le développement en évitant que l'argent sorte de la communauté pour l'achat de combustibles fossiles ou que les ressources naturelles locales s'épuisent." L'étude montre également qu'en période de crise énergétique, l'utilisation de la bioénergie a souvent protégé d'une certaine façon les populations rurales pauvres des aléas du marché des combustibles fossiles. Dans tous les cas de figure examinés dans le rapport, la production de bioénergie n'a pas mis en péril la sécurité alimentaire, soit parce qu'elle est produite à partir de cultures ne servant pas à l'alimentation, soit parce qu'elle est produite sur de très petites parcelles ou terres marginales.

    "Ces initiatives ont impliqué de manière judicieuse les populations locales dans les décisions sur les programmes de bioénergie. Aussi, si cela avait eu des répercussions sur la sécurité alimentaire, les communautés auraient eu leur mot à dire", selon Olivier Dubois. Même si les initiatives de bioénergie sont appelées à relever des défis par rapport à leur mise en œuvre, ces défis sont semblables à ceux auxquels sont confrontées d'autres activités de production dans les zones rurales, comme les contraintes technologiques et le manque d'investissements, selon le rapport. La recherche qui a débouché sur le rapport s'est déroulée de septembre à novembre 2008 dans le cadre d'une initiative conjointe FAO-PISCES (un programme financé par le Département du développement international du Royaume-Uni).

 

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=18878&Cr=%C3%A9nergie&Cr1=agriculture


Par Noss
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