Metz va construire l'une des plus grande usine à Biomasse de France

Publié le par Noss

   La Ville de Metz et la Caisse des Dépôts et Consignation, actionnaires d'UEM (Usine d'Electricité de Metz) vont construire l'une des plus grandes centrales à biomasse de France, couplée au réseau de chauffage urbain. Nécessitant un investissement de 45 millions d'euros, cet équipement, approvisionné en bois, sera composé d'une chaudière d'une puissance thermique de 35 à 45 MW et d'un groupe de cogénération d'une puissance électrique de 7 à 9 Mwe. La démarche d'UEM, portée par ses actionnaires, s'inscrit dans le cadre de la lutte contre l'effet de serre, de la promotion des énergies renouvelables et de la maîtrise de l'énergie. En termes d'enjeu environnemental, Metz fait le choix d'un outil écologique performant, offrant l'avantage de présenter un bilan carbone neutre pour l'environnement.

   La Ville de Metz a récemment signé la convention des Maires des Villes européennes qui se sont engagés à dépasser les objectifs de l'Union Européenne sur l'énergie et le climat. Les villes signataires devront mettre en place un plan d'action pour l'énergie renouvelable afin de réduire les émissions de CO2 sur leur territoire de plus de 20% d'ici 2020. C'est dans ce contexte que Metz a demandé à UEM de s'engager dans la production d'énergies à partir de ressources renouvelables. La Ville ne peut ainsi que soutenir le projet développé par la Société d'Economie Mixte Locale UEM et son unité de cogénération biomasse. En effet, l'utilisation de biomasse pour la production d'électricité et de chaleur va se substituer aux énergies actuelles (charbon et gaz) et contribuer ainsi de façon significative d'une part, à la diminution des rejets de gaz à effet de serre sur Metz et d'autre part, à la préservation de ressources énergétiques non renouvelables.

   C'est ainsi que l'unité, qui sera construite à proximité de la centrale de Chambière, devra permettre de réduire les émissions de CO2 de 57000 tonnes par an ce qui correspond à l'équivalent de CO2 émis par 14000 véhicules parcourant 20000 Km/an. La cogénération biomasse d'UEM va en outre permettre de valoriser l'activité forestière locale, tout en rendant le prix de vente de la chaleur (Metz possède l'un des plus grands réseaux de chaleur français) moins dépendant du prix d'énergies importées. Ce projet s'inscrit dans la perspective de la création prochaine, à l'Institut Européen d'Ecologie, d'un pôle grand Est des énergies renouvelables en partenariat avec l'Université Paul Verlaine de Metz.

   Il n'est absolument pas question de "déboiser" ou appauvrir la biodiversité de la forêt, au contraire, il s'agit de mieux la gérer en favorisant un usage des sous produits habituellement abandonnés. Ainsi l'énergie sera produite à partir :

  • - majoritairement de produits issus de l'exploitation forestière dans un périmètre proche (maximum 100 km). Il s'agira principalement d'arbres non valorisables en bois d'œuvre, de résidus de coupes d'éclaircies, de rémanents d'entretien et des branches restants après prélèvements des grumes.

  • - de branches et arbustes issus d'élagages et de travaux d'entretien (DDE, taille d'alignement etc.) provenant des entreprises d'élagage et des paysagistes locaux

  • - de sous produits de scieries et de l'industrie de transformation du bois ne trouvant pas de valorisation industrielle, notamment les écorces

  • - de bois de récupérations propres (DIB A) de centres de tri (palettes, coffrages, bois de déconstruction, souches etc.) ne présentant pas de peintures ou traitements

   Afin d'assurer l'approvisionnement, un parc à combustible de 1,5 ha permettant de stocker 15 jours de combustibles (5000 tonnes) sera aménagé.


http://www.mairie-metz.fr:8080/metz2/articles/090423_biomasse.php

 

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