Le Parlement européen vote la récupération des vapeurs de carburants

Publié le par Noss

    La Commission européenne se réjouit du vote du Parlement européen sur la réduction des émissions de vapeurs nocives dans les stations de carburant. Cette vapeur d'essence composée notamment de benzène et d'ozone représente une source de pollution dangereuse pour la santé comme pour l'environnement. La nouvelle directive européenne imposera aux distributeurs de capter et recycler la vapeur d'essence nuisibles qui s'échappe pendant le ravitaillement des voitures aux stations-service. Cette vapeur d'essence contient du benzène, connu pour causer le cancer et contribuer à la formation d'ozone troposphérique (« smog »), l'un des polluants atmosphériques les plus nocifs pour la santé humaine et l'environnement.

    Selon le Commissaire à l'Environnement Stavros Dimas « Cette directive va améliorer la protection de la santé des citoyens européens, en contribuant à la réalisation des engagements de l'Union européenne en faveur de la qualité de l'air notamment dans sa lutte contre deux polluants nocifs, l'ozone troposphérique et le benzène. L'accord rapide conclu par le Parlement et le Conseil sur la base de la proposition de la Commission de décembre dernier souligne l'engagement continu de l'UE dans la lutte contre la pollution de l'air à la source. »

    La directive exigera la mise en place de technologies permettant la récupération des vapeurs d'essence (PVR) aux pompes à essence de toutes les stations-service d'essence avec un débit annuel de plus de 500 mètres cubes par an, lorsqu'elles sont nouvellement construits ou remis à neuf. Toutes les stations-service situées en dessous de logement devront également installer ce matériel si leur débit est au-dessus de 100 mètres cubes par an (correspondant à environ au plein de six voitures chaque jour). Les plus grandes stations existantes, avec un débit de plus de 3.000 mètres cubes par an, devront également mettre en place la phase II PVR, d'ici 2018 au plus tard. En outre, les stations-service devront informer le public sur le fonctionnement de la phase II des équipements qui devraient aider à assurer son bon fonctionnement sur le terrain. Ce type d'équipement est déjà installé dans les stations d'essence dans environ la moitié des États membres. La directive souhaite désormais étendre cette pratique à l'ensemble de l'UE.

    Dans un réservoir d'essence, la vapeur d'essence se situe au-dessus de l'essence liquide. Lorsque le véhicule est ravitaillé en carburant, cette vapeur est déplacée et s'échappe dans l'atmosphère. L'objectif de la directive européenne est donc de capter cette vapeur. Cette captation s'effectue par la création d'un retour à vide pour aspirer la vapeur à travers le tuyau et la buse de distribution, soit à la station de stockage souterrain ou directement à la pompe à carburant. Cette dernière technologie est plus récente et ne nécessite aucune modification de la tuyauterie souterraine de la station-service.

    La vapeur d'essence contient un mélange d'hydrocarbures dont du benzène, qui est une substance cancérigène pour l'homme dont on ne connaît pas le seuil de sécurité. A ce titre, une valeur limite de qualité de l'air pour le benzène entrera en vigueur dans l'UE en 2010. En matière d'hydrocarbures, la pollution par l'ozone au niveau du sol peut être transportée sur des centaines de kilomètres dans l'air. Contrairement à la couche d'ozone dans la stratosphère qui nous protège des rayons ultraviolets nocifs, l'ozone au niveau du sol est préjudiciable tant pour la santé humaine que les écosystèmes.

    L'exposition humaine à l'ozone provoque des irritations du système respiratoire, des inflammations des poumons, voire même le décès des personnes les plus vulnérables. Aucun niveau sécuritaire d'exposition à l'ozone n'a pas encore été déterminée. En matière d'environnement, la pollution à l'ozone dans l'air provoquent également de graves dommages pour les forêts, la végétation et les cultures agricoles en Europe. La pollution de l'air dans l'UE, en particulier de particules fines, mais à un degré moindre, également de l'ozone au sol, causerait selon Bruxelles, la mort prématurée de près de 370.000 citoyens chaque année et réduirait l'espérance de vie moyenne de 9 mois. Le Conseil, après avoir conclu un accord avec le Parlement européen en première lecture, va adopter formellement la directive. Les États membres devront ensuite transposer la législation en droit national.

http://www.enviro2b.com/environnement-actualite-developpement-durable/32176/article.html

 

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